FOOTBALL 2004 Real Madrid - Zidane et Ronaldo - AFP
 
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Neymar - Messi au Barça : avant eux, le top 10 des duos de rêve

Le top 10 des duos de rêve

Par Eurosport
Dernière mise à jour Le 03/06/2013 à 21:12 -
Par Eurosport - Le 03/06/2013 à 21:12
Neymar-Messi au Barça, un duo qui n’aura pas d’équivalent dans le monde. La star brésilienne et le quadruple Ballon d’Or argentin constitue déjà l’un des duos offensifs les plus aguichants de l’histoire. Quelles sont les doublettes d’attaque les plus sexys de l’histoire au moment de leur constitution ? De Di Stefano-Puskas à la fin des années 50 à Rooney-Van Persie aujourd’hui : voici notre top 1
 

1. ZIDANE – RONALDO (2002-2006)

Pourquoi ce duo a fait rêver ? Trois Ballons d’or et autant de Coupes du monde à eux deux, les deux meilleurs joueurs de leur époque à leur poste : le duo Zidane - Ronaldo est parmi ce qui se fait de mieux en 10 et en 9 dans l’histoire. La crème de la crème. Florentino Perez, qui dépense 73 millions d’euros pour arracher Zizou à la Juve, un record à l’époque, les associe au sein d’un Real galactique qui réunit également David Beckham ou encore Luis Figo.  Zidane-Ronaldo : en club, aucune autre association n’a autant fait saliver.

Est-ce que ça a marché ? Oui… dans un premier temps. En 2002-03, première saison de leur association, le Real termine champion et ne s’incline qu’en demi-finale de la Ligue des champions. Jusqu’en 2005, Ronaldo enfile les buts comme des perles et ne finit jamais une saison à moins de 20 réalisations en championnat. Le Real enchaine les saisons blanches après le licenciement de Del Bosque en 2003. Zidane, lui, perd peu à peu de sa superbe.

2. VAN BASTEN – GULLIT (1987-1993)

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Pourquoi ce duo a fait rêver ? Avant d’atterrir à Milan, Gullit est déjà une star. De ses débuts aux côtés de Cruyff à Rotterdam jusqu’à son passage au PSV, il récolte trois titres de champion des Pays-Bas. Installé dans la sélection oranje, il collectionne les titres de meilleur joueur néerlandais (84 et 86).  Son transfert à Milan s’élève à 7,7 millions d’euros. A l’époque seul Naples a dépensé davantage pour s’offrir Maradona. Avant l’été 1987, Van Basten est lui aussi monstrueux aux Pays-Bas. L’avant-centre batave, international depuis 1983, a inscrit 128 buts en 133 matches joués avec l’Ajax et a tout gagné ou presque (championnat, coupe et C2).

Est-ce que ça a marché ? Oui. Si van Basten peine la première saison, handicapé, déjà, par des blessures, il terminera deux fois meilleur buteur de Serie A par la suite. Sous la houlette de ses deux Bataves (trois avec Rijkaard), le Milan AC connait la période la plus faste de son histoire (deux Ligues des champions, trois championnats entre autres). Dans l’intervalle, quatre des sept Ballons d’Or décernés durant leur règne en Lombardie sont décernés au duo (un pour Gullit, trois pour van Basten). Les deux hommes pousseront même le luxe jusqu’à signer un doublé chacun durant la même finale de Coupe des Champions (4-0 face au Steaua Bucarest en 1989). L’Europe est à leurs pieds.

3. PUSKAS-DI STEFANO (1958-1964)

Pourquoi ce duo a fait rêver ? Quand il débarque en Espagne en 1958, Puskas est déjà une légende. C’est lui qui a conduit la Hongrie, la sélection référence des années 50, à une médaille d'or aux Jeux Olympiques en 1952 et à une place en finale de la Coupe du monde en 1954. Lors de la première défaite de l'Angleterre à Wembley (6-3), une rencontre souvent qualifiée de "match du siècle", il inscrit un but d’anthologie avec un râteau dans la surface. L’homme aux 83 buts en 84 sélections signe en 1958 au Real pour fuir le régime communiste. Il y rejoint un Di Stefano alors Ballon d’Or en titre. L’Argentin a déjà inscrit 177 buts en cinq saisons de Liga et remporté trois championnats et deux Ligues des champions. Puskas et Di Stefano, ce sont les deux monstres des années 1950.

Est-ce que ça a marché ? Oui. Avec ses deux goleadors, le Real remporte cinq Ligas et deux Ligues des champions supplémentaires. La finale de la C1 1960 témoigne à merveille de la réussite de leur association. Le Real balaie l’Eintracht Francfort (7-3) avec un quadruplé de Puskas et un triplé de Di Stefano. Entre 1958 et 1963, les deux hommes se partagent le titre de meilleur buteur chaque année en Liga. Sans doute l’association de stars la plus prolifique de l’histoire.

4. BAGGIO – WEAH (1995-1997)

Pourquoi ce duo a fait rêver ? Parce qu’il réunit le Ballon d’Or 1993 et le Ballon d’Or 1995. Avant d’arriver à Milan, le meneur italien transforme tout ce qu’il touche en or, hormis cette maudite finale de la World Cup 1994 au terme de laquelle il ratera son tir au but et offrira le titre au Brésil. Baggio est le furioclasse par excellence, celui par lequel la lumière arrive. Il mène la Juve jusqu’au titre en Serie A (95) et en Coupe de l’UEFA (93). Weah débarque à Milan l’année de son Ballon d’Or après six premiers mois monumentaux à Paris, avec qui il a marqué 8 buts en C1 et disputé une demi-finale de Ligue des champions. Baggio en meneur, Weah en finisseur : Milan se paie ce qui se fait de mieux sur le marché à l’été 1995.

Est-ce que ça a marché ? Non. Champion d’Italie en 1996, le Milan est terrassé à la surprise générale en quart de finale de la Coupe de l’UEFA par les Girondins de Zidane. Une claque qui fait tache. Baggio n’a pas le même rayonnement en Lombardie qu’à la Juve. Le bilan de Weah est plus honnête (24 buts en deux saisons de Serie A) mais le Milan AC signe, en 1996-1997, une saison blanche. Arrivé par la grande porte à Milan, Baggio quitte alors la Lombardie par la chattière. Direction Bologne.

5. STOICHKOV – ROMARIO (1993-1995)

Pourquoi ce duo a fait rêver ? Parce qu’avec l’arrivée de Romario, Barcelone détient alors dans ses rangs deux des plus grands buteurs évoluant en Europe. Attaquant de la Selecao, Romario a empilé 127 buts en 142 matches avec le PSV Eindhoven. Depuis 1990, Hristo Stoichkov, sous les ordres de Cruyff, plane sur l’Espagne et l’Europe. Ses trop nombreux gestes d’humeur et surtout un quadruplé de Van Basten en Ligue des champions lui coûtent le Ballon d’Or 1992. A l’époque, seul le Milanais semble alors en mesure de contester son hégémonie en Europe.

Est-ce que ça a marché ? Oui… dans un premier temps. Le duo de feu permet au Barça de décrocher la Liga 1994 et d’atteindre cette année-là la finale de la Ligue des champions. Stoichkov remporte le Ballon d’Or et Romario la Coupe du monde. En 1994, le Brésilien inscrit 30 buts en Liga, le Bulgare 16. La saison suivante est plus compliquée pour les deux hommes et pour leur club. En bout de course, Stoichkov file à Naples et Romario retourne au Brésil. Ces deux-là se sont peut-être découverts un poil trop tard.

6. IBRAHIMOVIC – MESSI (2009-2010)

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Pourquoi ce duo a fait rêver ? Parce que Messi est déjà Messi et qu’Ibra est déjà Ibra. L’Argentin est Ballon d’Or en titre et porte sur ses frêles épaules les champions d’Espagne et d’Europe en titre. Septième au classement du Ballon d’Or cette année-là, Ibra est, lui, champion d’Italie et sort d’une saison à 30 buts avec l’Inter. Le 27 juillet, il est présenté au Camp Nou devant 60.000 personnes et son transfert est estimé à 69 millions d’euros, soit le troisième plus gros de l’histoire.

Est-ce que ça a marché ? Non. Le début de saison canon d’Ibra ne masque pas la réalité de son séjour en Catalogne. Le profil du Suédois ne convient pas au plan de jeu de Guardiola et les éclosions de Bojan et Pedro le poussent sur le banc. La sortie de route en demi-finale de C1 face à l’Inter d’Eto’o, monnaie d’échange pour l’arrivée d’Ibra neuf mois plus tôt, sonne comme le pire des désaveux. Ibra repart la queue entre les jambes après une année morose.

7. PLATINI – BONIEK (1982-1985)

Pourquoi ce duo a fait rêver ? Parce que Platini, troisième du Ballon d’Or en 1977 et 1980, est la grosse star de la Division 1 qu’il remporte en 1981. Si Saint-Etienne ne survole plus les débats, Platini est au-dessus du lot. Il mène l’équipe de France aux portes de la finale du Mundial 1982 et s’installe comme l’un des tous meilleurs numéro 10 du monde. Déjà étincelant en 1978, Boniek a, lui aussi, marqué cette Coupe du monde 1982 de son empreinte en atteignant les demi-finales avec la Pologne. Il est alors le meilleur joueur polonais.

Est-ce que ça a marché ? Oui. Les deux hommes ont formé un duo complémentaire et redoutable à la Juve durant trois saisons. Platini a profité du travail d’un Boniek davantage attiré par la dernière passe que par le but pour prendre une autre dimension couronnée de trois Ballons d’Or successifs. Avec eux, la Juventus remporte la C1 (1983), la C2 (1984), le Mondial des clubs (1983) et la Serie A (1984). Le départ de Boniek coïncide avec la perte d’influence de Platini. "Le prochain meilleur buteur du championnat évoluera dans la future équipe de Boniek", déclarait-il alors. Et en 1986, associé au natif de Bydgoszcz, c'est bien le Romain Roberto Pruzzo qui s'empare de la distinction avec 19 réalisations. Sans le Polonais, Platini n’aurait sans doute pas connu une carrière aussi riche. Peut-être le duo de stars le plus complice de l’histoire.

8. ROONEY – VAN PERSIE (2012 -)

Pourquoi ce duo a fait rêver ? Parce que Rooney est déjà le boss de MU avec 181 buts au compteur en huit saisons et qu’il a déjà tout gagné en club. Van Persie claque lui but sur but avec Arsenal et termine l’exercice 2011-2012 à 45 unités toutes compétitions confondues. Il est alors l’avant-centre le plus prolifique d’Europe. Son arrivée doit permettre aux Red Devils de récupérer le titre abandonné à City.

Est-ce que ça a marché ? Oui. D’abord parce que l’objectif est rempli : MU est champion. Mais aussi parce que les deux hommes cohabitent à merveille sur le front de l’attaque, Rooney dans une position plus reculée. Le duo compile 51 buts en une saison.

MATTHAUS – KLINSMANN (1989-1992)

Pourquoi ce duo a fait rêver ? Parce qu’il fait déjà le bonheur de la Nationalmannschaft. Lorsque Klinsmann débarque en Serie A, Matthaus, finaliste du Mondial 1986 avec l’Allemagne, est déjà le patron de l’Inter, champion d’Italie en titre. Klinsmann est alors le meilleur joueur allemand. A Stuttgart, il marque 79 buts en 156 matches.

Est-ce que ça a marché ? Dans une certaine mesure. Les deux hommes, pourtant réguliers sous les couleurs de l’Inter, ne peuvent rien face à la suprématie du Milan AC de Gullit, Van Basten et Rijkaard et doivent se contenter de la Coupe de l’UEFA 1991. Les Nerazzurri sont dans l’ombre de leur voisin honni. Le duo se rachètera en sélection avec la Coupe du monde 1990 qui offre le Ballon d’Or à Matthaus. La saison 1991-92 est un supplice pour les deux hommes : Klinsmann perd son efficacité, Matthaus est gravement blessé.

RONALDINHO – ETO’O (2004-2008)

Imago

Pourquoi ce duo a fait rêver ? Quand Eto’o débarque en Catalogne, le Barça est porté à bout de bras par un Ronaldinho étincelant mais les Blaugrana sortent d’une saison blanche. Ronnie est trop seul. Kluivert et Overmars sont vieillissants, Saviola souffle le chaud et le froid. A Majorque, Eto’o, snobé par le Real, casse la baraque et devient le meilleur buteur de l’histoire du club en enfilant notamment 31 buts lors de ses deux dernières saisons.

Est-ce que ça a marché ? Oui. Leurs quatre saisons communes débouchent sur une C1, deux Ligas et un Ballon d’or pour Ronnie. Le Camerounais explose les compteurs en compilant 96 buts sur cette période. L’hégémonie du Barça prend forme dans le sillage de ses deux superstars

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